SAINT-JEAN-DU-DÉSERT le plus secret des Villages
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Le plus secret des villages du 12ème. Entre vestiges de couvent, chapelle historique, héritage des faïenceries et effervescence du ballon rond, Saint-Jean-du-Désert est un havre de paix unique.
Saint-Jean-du-Désert : le village secret
Un nom qui fait rêver
"Saint-Jean-du-Désert"... Ce nom évocateur ne vient pas d'un paysage aride mais d'une référence biblique. En 1638, Benoît Monier fait don de sa pinède pour permettre l'édification d'une chapelle en l'honneur de Saint Jean-Baptiste, "la voix qui crie à travers le désert : Préparez le chemin du Seigneur". La chapelle fut consacrée le 24 juin 1668, et donna son nom au quartier.
Les religieux qui s'installèrent ici trouvaient le lieu bien isolé, perdu dans les collines. Un "désert" à la provençale, loin de l'agitation de Marseille. Pourtant, la richesse naturelle du territoire et ses nombreuses sources montrent qu'il n'a jamais été un véritable désert.
La chapelle Saint-Jean-du-Désert : témoin de l'histoire
Cette discrète chapelle du XVIIe siècle, nichée sur un petit promontoire au milieu des quartiers neufs, garde en ses murs une mémoire précieuse. C'est ici qu'est enterré Jean-Pierre de Moustiès, échevin de Marseille qui s'illustra aux côtés de Monseigneur de Belsunce lors de l'épidémie de peste de 1720. Une plaque sur la façade le rappelle.
À l'intérieur, un grand tableau anonyme du XVIIIe siècle représente saint Jean-Baptiste. La chapelle abrite aussi un grand Christ en bois, souvenir de la mission de 1736, ainsi que des ex-voto témoignant des grâces obtenues par l'intercession de saint Jean-Baptiste.
À la Révolution, les habitants du hameau firent valoir les actes par lesquels la chapelle leur appartenait, et obtinrent de la conserver. Un privilège rare.
Le berceau de la faïence marseillaise
Saint-Jean-du-Désert fut, au XVIIe siècle, le berceau de la faïence marseillaise. En 1677, le banquier Joseph Fabre, qui possédait des terrains riches en argile dans ce quartier, fit venir de Moustiers-Sainte-Marie le maître faïencier Joseph Clérissy pour créer la première faïencerie de Marseille. Clérissy devint ainsi le premier fabricant de faïence à Marseille, précédant Moustiers d'un an dans la pratique de cet art.
Le quartier connut son apogée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle avec plusieurs faïenceries, des poteries-tuileries, des hangars de stockage et des habitations ouvrières. On y produisait des pièces magnifiques aux décors chinois, aux scènes de chasse et mythologiques qui sont aujourd'hui exposées au Musée de la Faïence de Marseille.
Une seconde période de production démarra en 1921 et dura trente-cinq ans, laissant un héritage céramique du XXe siècle aujourd'hui recherché par les collectionneurs.
Un lieu prisé par les artistes et les têtes couronnées
Au XIXe siècle, plusieurs Marseillais aisés établirent leurs propriétés à Saint-Jean-du-Désert. Parmi eux, le poète Gaston de Flotte qui recevait d'illustres visiteurs dans sa bastide. Pierre Puget, Frédéric Mistral, et même Lamartine en 1832 séjournèrent dans ce havre de paix. En 1840, Marie-Christine de Bourbon, mère régente d'Espagne, visita une maison de campagne "largement ombragée, remplie de fleurs et arrosée par des sources abondantes". Les Bonaparte eux-mêmes y firent un passage remarqué.
La traverse du Canal : une promenade unique
Saint-Jean-du-Désert est traversé par le Canal de Marseille, qui offre l'une des plus belles promenades du secteur. La Traverse du Canal permet de longer cette infrastructure historique sur un parcours ombragé et arboré. Cette balade paisible se connecte à la Promenade du Canal de Saint-Julien, formant un ensemble de sentiers qui font partie du GR2013, nominé parmi les dix meilleurs sentiers du monde par National Geographic.
C'est l'endroit idéal pour une promenade à pied ou à vélo, entre pins et nature préservée, avec des vues imprenables sur les collines marseillaises.
Le centre d'entraînement de l'OM
À deux pas du village, la Commanderie (centre Robert-Louis-Dreyfus) accueille les joueurs de l'OM pour leurs entraînements. Les jours d'entraînement, les supporters viennent y croiser leurs idoles. Drôle de contraste entre le calme absolu du quartier et l'effervescence du ballon rond.
Une nature préservée
Ici, pas d'immeubles, pas de grands axes. Des collines, des pins, des chemins de randonnée. Les sentiers qui partent du quartier grimpent vers les crêtes et offrent des vues à couper le souffle sur Marseille, la mer et le massif de l'Étoile. Le quartier compte à peine 3 800 habitants, ce qui en fait le moins peuplé du 12ème arrondissement.
Qualité de vie
Ce qu'on cherche à Saint-Jean-du-Désert ? Le calme, l'intimité, la nature. Les propriétés sont belles, souvent avec jardin, nichées dans la verdure. On n'entend que les cigales et le vent. Et pourtant, le centre-ville n'est qu'à 20 minutes en voiture.
Comment venir
En bus : ligne 9.
En voiture : par l'A50, sortie Saint-Barnabé, puis boulevard de la Commanderie.
Un mot de l'agence
Saint-Jean-du-Désert, c'est un peu le secret bien gardé de Magali Jean et Philippe Sciallano. Ils ont eu la chance d'y accompagner des acheteurs en quête d'exception. Si vous rêvez de tranquillité dans un lieu chargé d'histoire, venez leur en parler à ORPI Agence du Village, 418 avenue de Montolivet.